Données : 2024

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L’offre de soins en AMP

Les centres

L’offre de soins en AMP couvre l’ensemble du territoire national, à l’exception de la Guyane et Mayotte qui demeurent les seules régions françaises (métropolitaines ou d’outre-mer) dépourvues à la fois d’un centre clinico-biologique d’AMP et d’un laboratoire de biologie médical autorisé à la préparation de sperme en vue d’insémination.

En 2024, parmi les centres d’AMP ayant transmis⁴ un rapport annuel d’activité à l’Agence de la biomédecine :

  • 170 laboratoires ont assuré les préparations de spermatozoïdes en vue d’insémination intra-utérine. Cela concerne à la fois les laboratoires des centres clinico-biologiques et les laboratoires de biologie médicale qui pratiquent uniquement les préparations de spermatozoïdes en vue d’insémination intra-utérine (Figure AMP5), (Tableau AMP6) ;
  • 107 centres clinico-biologiques ont réalisé des activités de fécondation in vitro (figure AMP6, tableau AMP6) ;
  • 1 centre clinico-biologique a eu pour seule activité le recueil, la conservation et la mise à disposition de gamètes en vue de don sans réaliser de fécondation in vitro⁵.

Les activités de recueil, conservation et mise à disposition des gamètes et embryons en vue de don, ainsi que l’autoconservation qu’elle soit réalisée pour raison médicale ou non médicale, sont soumises à des autorisations spécifiques délivrées par les agences régionales de santé. Ces autorisations sont réservées aux établissements à but non lucratif, exception faite pour l’activité d’autoconservation non médicale qui peut être autorisée à titre dérogatoire dans des établissements privés lucratifs lorsque cette offre n’est pas disponible dans le département (Don de spermatozoïdes ; Don d’ovocytes ; Accueil d’embryons ; Autoconservation médicale des gamètes, embryons et tissus germinaux).

Parmi les 107 centres clinico-biologiques :

  • 36 centres clinico-biologiques ont assuré les activités de don d’ovocytes, 30 centres les activités de don de spermatozoïdes, et 20, la mise en œuvre de l’accueil d’embryons. Parmi ces centres, 20 détiennent ces 3 autorisations.
  • 60 centres ont conservé des gamètes dans un cadre médical en vue d’un projet d’enfant ultérieur, 44 dans un cadre non médical.

Volume d’activité des centres

La répartition des centres selon leur volume annuel d’activité constitue un indicateur utile à la réflexion sur l’offre de soins au niveau de chaque région en termes de capacité techniques des équipes et d’organisation territoriale. Néanmoins, ces données ne peuvent préjuger de la qualité de la prise en charge.

  • Les 170 laboratoires réalisant les préparations de spermatozoïdes en vue d’insémination ont réalisé entre 1 à 2 400 inséminations, avec une activité médiane de 171 inséminations. Les laboratoires de biologie médicale non rattachés à un centre clinico-biologique représentaient 38,2% des laboratoires et ont réalisé 26,2 % de l’activité nationale. Par ailleurs 16% des laboratoires ont effectué moins de 50 inséminations. Ces données illustrent l’hétérogénéité des volumes d’activité selon les établissements autorisés.
  • Les 104 centres ayant déclaré une activité de fécondation in vitro ont réalisé une activité médiane de 528 ponctions au cours de l’année. Seuls 6 centres ont effectué moins de 150 ponctions, ce qui traduit une activité de FIV globalement concentrée dans des structures à volume élevé (80% ayant réalisé plus de 300 ponctions).

Répartition régionale des activités

Rapportée au nombre de femmes âgées de 18 à 45 ans, l’activité d’AMP reste contrastée selon les régions. En 2024, le nombre d’inséminations intra-utérines variait de 0,1 pour 1 000 femmes en Martinique à 5,1 dans le Grand Est, tandis que le nombre de ponctions en vue de fécondation in vitro variait de 0,6 en Corse à 7,0 en Île-de-France.

Au niveau national, 4,1 inséminations intra-utérines et 5,2 ponctions pour FIV ont été réalisées pour 1 000 femmes âgées de 18 à 45 ans, des niveaux comparables à ceux observés en 2023.

Il importe que dans chaque région ce niveau d’activité soit au moins à hauteur du niveau national pour couvrir au mieux les besoins. La comparaison régionale met en évidence une offre d'AMP inégalement répartie. Les régions des Antilles et de Corse (région dont l’activité du centre clinico-biologique a débuté en septembre 2024) présentent les niveaux d'activité les plus faibles, suggérant une offre de soins moins développée que dans le reste du territoire.

Ces données reflètent l’activité des centres dans les régions, mais ne tiennent pas compte de la demande, des flux des patients dont les lieux de résidence peuvent être éloignés des centres, ou des chances de succès de l’AMP de chaque établissement.

Les centres

Figure AMP5. L'offre de soins en insémination intra-utérine en 2024

Figure AMP6. L'offre de soins en fécondation in vitro en 2024

Volume d’activite selon la technique

Figure AMP7. Répartition des laboratoires selon le nombre d'inséminations intra-utérines réalisé en 2024

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Figure AMP8. Répartition des centres clinico-biologiques selon le nombre de ponctions réalisé en 2024

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Répartition régionale des activités

Figure AMP9. Activité d'insémination intra-utérine 2024

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Figure AMP10. Activité de fécondation in vitro 2024

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Figure AMP11. La pratique de l'ICSI en 2024

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Tableau AMP6. Activité régionale

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⁵ Le centre d’AMP IFREARES

⁴ Matériel et méthodes