Données : 2024

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Principaux chiffres de l'activité

En 2024, l'activité d'AMP poursuit une croissance modérée avec 171 942 tentatives recensées (+ 1,7 % vs 2023) (Tableau AMP1). Cette progression continue de s'appuyer sur la montée en charge des activités avec tiers donneurs, ouvertes aux nouveaux publics depuis la loi de bioéthique de 2021 : les tentatives avec don de spermatozoïdes augmentent de 35,0 % (9 370 en 2024), le double don de gamètes a plus que doublé (308 tentatives contre 118 en 2023) et l'accueil d'embryons progresse de 50,0 % (408 tentatives).Ces activités restent toutefois minoritaires en volume en regard des 111 501 tentatives réalisées avec les gamètes du couple.

Les décongélations d'embryons (en vue de transfert d’embryon congelé - TEC) confirment leur place centrale : 62 017 décongélations en 2024 (+ 6,0 % vs 2023), soit 49,6 % des tentatives de fécondation in vitro, pour 52,4 % des enfants nés issus d'une AMP — contre 20,3 % pour l'insémination intra-utérine, 19,0 % pour l'ICSI¹ et seulement 8,3 % pour la fécondation in vitro (FIV) hors ICSI². Les inséminations intra-utérines (IIU) diminuent légèrement au global (46 851, − 1,5 %), portées par une baisse des inséminations intraconjugales (− 3,3 %) partiellement compensée par la hausse des inséminations avec don de spermatozoïdes (+ 4,3 %), qui représentent désormais 24,7 % des IIU.

Taux de grossesse et d'accouchement

Les résultats cliniques continuent de s'améliorer : les taux d'implantation progressent pour toutes les techniques (ICSI : 25,9 % contre 24,0 % en 2023 ; FIV hors ICSI : 27,5 % contre 25,9 % ; TEC : 27,3 % contre 26,1 %), (Tableau AMP4) tandis que la stratégie de transfert mono-embryonnaire continue sa généralisation (83,7 % des transferts FIV/ICSI contre 78,5 % en 2023 ; 92,9 % des TEC contre 91,1 %), avec pour conséquence une diminution mécanique de la part des grossesses et accouchements multiples, gage de sécurité pour les femmes et les enfants à naître.

Les différences observées sur les taux de grossesse et d'accouchement, selon les techniques et l'origine des gamètes, sont liées aux indications de ces techniques, aux procédés eux-mêmes et aux caractéristiques des patients (âge, indice de masse corporelle, etc.). Les chances de succès après décongélation d'embryons augmentent annuellement, en lien notamment avec le recours croissant à la culture prolongée et la sélection des embryons transférés.

Évolution de l'activité d'AMP depuis 2021

Sur la période 2021-2024, le volume global de tentatives d'AMP progresse de manière continue (163 616 en 2021, 171 942 en 2024), porté principalement par les décongélations d'embryons et par la montée en charge des activités avec tiers donneurs. Le nombre de laboratoires d'IIU non centre clinico-biologiques (CCB) poursuit sa diminution (65 en 2024 contre 69 en 2023), tandis que le nombre de CCB continue de croître légèrement (108 contre 106), traduisant une recomposition progressive de l'offre.

Les enfants issus d’une AMP

Au total près de 28 850 enfants³ sont nés d’une AMP réalisée au cours de l’année 2024 (28 340 en 2021), dont 14 % d’enfants issus d’un don (près de 4085 enfants, tableau AMP1). En 2024, ces enfants représentent 4,4 % des enfants nés en France (2,6 % en 2009, 3,6 % en 2019, 2,7 % en 2020, 3,7% en 2022, 4% en 2023).

La proportion d’enfants conçus par AMP parmi les enfants nés chaque année en France poursuit ainsi depuis plusieurs année sa progression, en raison de plusieurs facteurs dont la baisse de la natalité.

On estime ainsi que près d’un enfant sur 23 est issu d’une AMP (1/24 en 2023).

Perspectives

• Montée en charge de l’activité d’AMP avec tiers donneurs à confirmer dans la durée : la croissance du don de spermatozoïdes, du double don et de l'accueil d'embryons traduit la poursuite de la résorption — encore partielle — des besoins issus de l'ouverture de l'AMP aux nouveaux publics ; elle reste conditionnée par le recrutement de donneurs et l'offre de centres autorisés.

• Evolution de l'offre de soins : des changements territoriaux liés notamment à l’adaptation de l’offre aux besoins des régions sont observés et se traduisent par une baisse continue du nombre de laboratoires de biologie médicale autorisés à la préparation des spermatozoïdes en vue d’insémination (65 en 2024 contre 69 en 2023) qui contraste avec la légère hausse des centres clinico-biologiques (108 contre 106).

Chiffres clés de l’activité 2024

Tableau AMP1. Résumé de l'activité et des résultats d'AMP en 2024

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Taux de grossesse et d'accouchement

Figure AMP1. Taux de grossesses échographiques après tentative* d'AMP selon la technique et l'origine des gamètes en 2024

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Figure AMP2. Taux d'accouchements après tentative* d'AMP selon la technique et l'origine des gamètes en 2024

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Figure AMP3. Taux d'accouchements après transfert d’embryons selon la technique et l'origine des gamètes en 2024

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Enfants issus d'une AMP

Figure AMP4. Part des enfants nés après AMP en 2024 selon les techniques d'AMP quelle que soit l’origine des gamètes et des embryons (N=28257)

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Evolution de l’activité d’AMP depuis 2021

Tableau AMP2. Evolution de l'activité globale d'AMP entre 2021 et 2024

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Tentatives : inséminations intra-utérines, ou ponctions d'ovocytes dans le cadre des fécondations in vitro (FIV, ICSI), ou décongélations d'embryons en vue de TEC (TEC), ou mises en fécondation (don d’ovocytes) et ou décongélations d’ovocytes (ICSI).

Tableau AMP3. Nombre d'embryons transférés et accouchements multiples de 2021 à 2024*

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Tableau AMP4. Evolution des taux d'implantation selon les techniques de 2021 à 2024

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Tableau AMP5. Evolution de l'âge des femmes à l'insémination ou à la ponction en vue de fécondation in vitro de 2021 à 2024, quelle que soit l'origine des gamètes et la technique utilisée

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¹ ICSI : injection intracytoplasmique de spermatozoïdes ; https://www.procreation-medicale.fr/fecondation-in-vitro-icsi/

³ Ce chiffre inclut le nombre d’enfants nés vivants et une estimation du nombre d’enfants nés vivants parmi les enfants dont le statut vital est inconnu considérant 1,5% d’enfants morts nés (incluant les IMG réalisées sur des fœtus de plus de 22 semaines d’aménorrhée ou de plus de 500g).