Centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal Répartition de l'offre de soin

L’offre de soins en matière de CPDPN peut s’appréhender à partir de différents indicateurs, notamment : 

  • La présence d’un (ou plusieurs) CPDPN au niveau régional (Figure CPDPN1) ; 
  • L’accès au CPDPN, évalué par la proportion de femmes ayant eu recours au CPDPN pour 1 000 naissances dans leur région de résidence (Figure CPDPN2) ; 
  • L’activité globale des CPDPN par région, indiquant le nombre de femmes vues dans le ou les CPDPN d’une région au cours de l’année, quelle que soit la résidence des femmes (Figure CPDPN3). 

En 2023 comme en 2022, 48 CPDPN sont autorisés (Figure CPDPN1). La Guyane, la Corse et Mayotte ne disposent pas de CPDPN tandis que certaines régions en compte plusieurs. 

La figure CPDPN2 présente la proportion de femmes vues en CPDPN pour 1 000 naissances dans leur région de résidence ; la moyenne pour 2023 est de 55,7. Les proportions les plus hautes sont observées dans des régions relativement différentes sur le plan démographique (La Réunion, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Ile de France), laissant supposer des mécanismes multiples à l’origine de ces variations. 

L’activité globale des CPDPN par région continue à augmenter avec une activité moyenne nationale annuelle de 1 588 dossiers expertisés en 2023 versus 1 541 en 2022 (Figure CPDPN3). Globalement, les régions avec des chiffres d’activité supérieurs à l’activité nationale moyenne correspondent à des régions plus peuplées ou dotées de plusieurs CPDPN (Ile de France, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d’Azur). Les régions dans lesquelles l’activité globale est la plus basse sont des régions de plus petite taille ou moins peuplées (Martinique, Guadeloupe). 

L’analyse de l’accès au CPDPN des femmes domiciliées dans une région doit être complétée par l’analyse de l’activité du/des CPDPN de cette région pour évaluer l’adéquation entre l’offre de soins et les besoins d’une région. Ainsi, les figures CPDPN2 et CPDPN3 doivent être analysées en regard l’une de l’autre. En effet, l’accès des femmes à un CPDPN dans sa région de résidence (Figure CPDPN2) est à pondérer par l’activité du CPDPN rapportée à la moyenne nationale. Ainsi, des CPDPN peuvent présenter « un accès moins bon » avec cependant un nombre de dossiers expertisés proche voire supérieure à la moyenne nationale (en exemple les Pays de la Loire). Pour ces centres, la question de moyens supplémentaires pour renforcer l’accès au CPDPN doit être posée. D’autres régions (par exemple, ceux de La Réunion ou de la Guadeloupe), bénéficient d’un accès aux soins satisfaisant au regard du national alors que leur nombre de femmes dont le dossier a été examiné pour la première fois par un CPDPN régional est plus faible que la moyenne nationale.

Figure CPDPN1. Répartition sur le territoire des CPDPN en 2023
Figure CPDPN2. Accès au CPDPN : proportion de femmes/couples vus par un CPDPN pour 1 000 naissances dans leur région de résidence en 2023
Figure CPDPN3. Activité globale par région des CPDPN en 2023